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#notopeninsula Deux mois après le séisme de Noto, traces et témoignages | Focus #45

By cizucu · 2 mars 2024

#notopeninsula Deux mois après le séisme de Noto, traces et témoignages | Focus #45
#notopeninsula Deux mois après le séisme de Noto, traces et témoignages | Focus #45

Le 1er janvier 2024, alors que la région de Noto, dans la préfecture d'Ishikawa, venait à peine d’entrer dans la nouvelle année, elle a été frappée par un violent séisme qui a bouleversé le paysage et profondément affecté la vie de ses habitants. Deux mois se sont écoulés depuis la catastrophe : si une certaine normalité revient peu à peu, de nombreux défis subsistent. C’est précisément dans ce contexte qu’il est essentiel de relayer les voix authentiques du terrain, afin de témoigner de la réalité locale et des besoins actuels.

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Nous avons eu l’opportunité de réaliser une précieuse interview en ligne avec Kumi, qui s’implique profondément dans le projet #notopeninsula. Depuis la région sinistrée de Noto, elle nous a confié l’évolution de son état d’esprit, la situation actuelle sur place et ses perspectives pour l’avenir.

Une catastrophe soudaine, puis la confusion

« Pourquoi cela a-t-il dû arriver dès le Nouvel An… »

Alors que la fête battait son plein, un séisme soudain et une alerte au tsunami ont tout bouleversé. La ville a subi d’importants dégâts, forçant de nombreux habitants à trouver refuge dans des centres d’accueil.

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Image par Jang Kumi

Ressentis immédiats après la catastrophe

La peur chaotique ressentie lors du séisme, suivie de jours d’incertitude, a laissé une empreinte profonde dans le cœur de chaque sinistré. Perdre son foyer, ses repères, et faire face à un avenir incertain a alourdi le fardeau psychologique de tous.
« Lorsque tout a basculé en un instant, nous avons dû réfléchir sérieusement à ce que nous devions faire et à la façon d’avancer », se souvient Kumi.

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Image par Jang Kumi

Photographier pour ne pas oublier

« C’est douloureux de pointer mon objectif sur des scènes si difficiles », confie Kumi. Pourtant, elle a choisi de documenter la réalité, animée par la conviction que « transmettre cette situation aux générations futures est l’un des actes possibles ». Décombres, maisons effondrées, paysages naturels bouleversés : la photographie devient un outil puissant pour témoigner de réalités indicibles.

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Image par Jang Kumi

« Au fur et à mesure que les gravats seront déblayés, les paysages d’autrefois disparaîtront, laissant place à une page blanche. À ce moment-là, quelque chose de nouveau commencera à se construire, mais il m’est indispensable de garder en mémoire et d’archiver la dernière image de ce lieu tel qu’il est aujourd’hui. Ce qui existe ici maintenant finira par disparaître. Bien sûr, je souhaite que la reconstruction avance rapidement et que la vie paisible revienne. Mais je ne veux pas pour autant oublier la mémoire du désastre. »

Le chemin vers la reconstruction reste long

Si la remise en état des infrastructures de base progresse, de nombreux habitants de la péninsule de Noto vivent encore dans des logements temporaires, dans des conditions difficiles. « Certes, l’électricité a été rétablie et l’eau coule à nouveau, mais cela ne signifie pas que la vie d’avant a repris », témoignent les résidents. Même avec le retour des services essentiels, de nombreux défis subsistent : relogement, emploi, qualité de vie…

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Image par Jang Kumi

Dans certains petits villages, la réhabilitation du réseau d’eau est particulièrement lente, obligeant certains habitants à parcourir près de 10 km pour s’approvisionner. « Il y a encore des localités sans accès à l’eau, et il faut parcourir de longues distances pour en obtenir », témoigne-t-on sur place. Même si les médias rapportent une amélioration, la réalité quotidienne reste très éloignée de la normalité.

Un appel à la mobilisation et au soutien continu

Malgré la reprise progressive du quotidien, l’inquiétude pour l’avenir demeure. « Nous avons perdu nos maisons, nos emplois, et pourtant nous gardons le sourire. Mais malgré les progrès, l’incertitude persiste. Nous essayons de rester forts, mais le soutien extérieur est indispensable. Nous vous demandons de ne pas oublier nos efforts quotidiens et de continuer à nous soutenir. La vie ici n’est pas encore redevenue normale », insiste Kumi.

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Image par Jang Kumi

L’engagement bénévole ne se limite pas à une présence sur le terrain. Dons, envois de matériel, relais d’informations : il existe de multiples façons de soutenir les sinistrés. Que l’on soit dans la préfecture d’Ishikawa ou ailleurs, chacun peut contribuer à sa manière. Les informations sur les besoins en bénévoles sont disponibles sur le site de la préfecture d’Ishikawa. Même si les horaires sont parfois restreints, des associations et des ONG proposent des solutions d’hébergement et d’autres formes de soutien. S’informer et réfléchir à la forme d’aide que l’on peut apporter constitue déjà un pas important pour la reconstruction.

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Image par Jang Kumi

#notopeninsula

Chez cizucu, nous souhaitons mobiliser la créativité de chacun. Il s’agit de mettre en lumière la culture et la nature exceptionnelles de la péninsule de Noto, ainsi que les défis auxquels elle fait face. Partagez vos photographies prises à Noto accompagnées du hashtag #notopeninsula et d’un message. Ensemble, grâce à vos gestes et à votre soutien, visons la renaissance de la région.

Une exposition caritative de photographie prévue

Malgré la gravité de la situation, Kumi et d’autres photographes de la région de Noto continuent de documenter l’instant présent. À ce titre, une exposition photographique est prévue fin mars à Kashiwazaki, préfecture de Niigata.

Cette exposition mettra en lumière le district de Shiromaru à Noto, durement touché par le tsunami et les incendies, et qui n’a pas encore reçu toute l’aide nécessaire. Les photographies de Shiromaru, qui a échappé de justesse à la catastrophe, témoignent de paysages précieux en voie de disparition et appellent à une mobilisation continue pour la reconstruction.

Exposition photographique en soutien au district de Shiromaru à Noto | CAMPFIRE

Pour conclure, nous exprimons notre profonde gratitude à Jang Kumi pour sa participation à cet entretien, et formons nos vœux les plus sincères pour la sécurité des sinistrés et la reconstruction rapide de la région.

Information
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Jang Kumi

Née à Wajima (préfecture d’Ishikawa), réside à Noto. Amoureuse inconditionnelle de la nature, des festivals et des fleurs de la péninsule de Noto.

Instagram : oknt_photograph
cizucu : Jang Kumi
Site : OKUNOTO PHOTOGRAPH

cover image by Jang Kumi

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Table of Contents

  • Une catastrophe soudaine, puis la confusion
  • Ressentis immédiats après la catastrophe
  • Photographier pour ne pas oublier
  • Le chemin vers la reconstruction reste long
  • Un appel à la mobilisation et au soutien continu
  • #notopeninsula
  • Une exposition caritative de photographie prévue
  • Recommandé par la rédaction
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